J’ai décidé de partir, d'installe un atelier en Thaïlande, à Hua-Hin, et tu me demandes pour quelles raisons.
Je vais répondre, mais l’exercice est difficile. Dire ce que l’on a sur le cœur n’est pas chose facile, y mettre de l’ordre non plus. Surtout lorsque celui-ci est confus, nourri d’espoirs et d’illusions. Comment faire le bon examen et apporter la bonne réponse ? Comment savoir si j'analyse les véritables raisons de mon départ ?
Blâmer le monde dans lequel je vie ? Ma ville, mes amis, mon activité, ma société et son cortège de crétins est une chose facile. M’appuyer là-dessus pour expliquer mon départ, non. Me blâmer moi-même ? Ca aussi c'est facile.

1erdeCouv

Alors quoi ?
L'aveux suivant constitue un bon début : je n'envisage pas (plus) de m'accomplir complètement à Paris. Au moins, cette explication est une bonne raison pour envisager un départ. Mais ce n'est pas la seule raison. J'aime l'aventure, la nouveauté, la découverte.

L'aveu de cet échec, combiné à mon désir de nouvelle quête donne du sens à ma décision. Personne n'est responsable, ni moi, ni les autres en particulier. Nous le sommes tous globalement ! Paris n'est pas assez fertile pour développer mon activité alors je pars sans savoir si ce que j'ai projeté ailleurs sera meilleure. A l'instant où j'écris ces lignes c'est encore un mystère.
Rédactionnel Je suis à quelques jours du départ et l'anxiété me gagne. Que deviendra ce projet ? Quelque chose d'inattendu, de différent…. Nouveau, je l'espère.
Qu'importe ! je sais que la terre est ronde et qu'au bout du chemin il y a un port d'attache qui m'attend avec un projet.
En tout cas, en attendant d'y voir clair, la Gazette des Arts (fidèle soutien aux artistes) a publié un Appel a Mécène en mars 2011 pour me soutenir dans cette aventure. Cet appel est actif pendant mon voyage, mais aussi après…. D'ailleurs, il le restera toujours. Alors, si l'un d'entre vous se sent des élans de sponsor, son aide sera la bienvenue.