Mon Cher Mécène
Par Ricardo Casal le jeudi 17 mars 2011, 10:13 - L'OPPORTUNITOSCOPE - Lien permanent
J’ai décidé de partir, d'installe un atelier en Thaïlande, à Hua-Hin, et tu
me demandes pour quelles raisons.
Je vais répondre, mais l’exercice est difficile. Dire ce que l’on a sur le cœur
n’est pas chose facile, y mettre de l’ordre non plus. Surtout lorsque celui-ci
est confus, nourri d’espoirs et d’illusions. Comment faire le bon examen et
apporter la bonne réponse ? Comment savoir si j'analyse les véritables
raisons de mon départ ?
Blâmer le monde dans lequel je vie ? Ma ville, mes amis, mon activité, ma
société et son cortège de crétins est une chose facile. M’appuyer là-dessus
pour expliquer mon départ, non. Me blâmer moi-même ? Ca aussi c'est
facile.

Alors quoi ?
L'aveux suivant constitue un bon début : je n'envisage pas (plus) de
m'accomplir complètement à Paris. Au moins, cette explication est une bonne
raison pour envisager un départ. Mais ce n'est pas la seule raison. J'aime
l'aventure, la nouveauté, la découverte.
L'aveu de cet échec, combiné à mon désir de nouvelle quête donne du sens à
ma décision. Personne n'est responsable, ni moi, ni les autres en particulier.
Nous le sommes tous globalement ! Paris n'est pas assez fertile pour
développer mon activité alors je pars sans savoir si ce que j'ai projeté
ailleurs sera meilleure. A l'instant où j'écris ces lignes c'est encore un
mystère.
Je
suis à quelques jours du départ et l'anxiété me gagne. Que deviendra ce
projet ? Quelque chose d'inattendu, de différent…. Nouveau, je
l'espère.
Qu'importe ! je sais que la terre est ronde et qu'au bout du chemin il y a
un port d'attache qui m'attend avec un projet.
En tout cas, en attendant d'y voir clair, la Gazette des Arts (fidèle soutien
aux artistes) a publié un Appel a Mécène en mars 2011 pour me soutenir dans
cette aventure. Cet appel est actif pendant mon voyage, mais aussi après….
D'ailleurs, il le restera toujours. Alors, si l'un d'entre vous se sent des
élans de sponsor, son aide sera la bienvenue.