Ricardo Casal

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vendredi 5 décembre 2008

Dis-moi…,

Tu donnes aux hommes l’intelligence et le pouvoir de distinguer le bien du mal. Cependant, tu laisses le mal s’installer et prendre possession de toutes choses, durablement.

Belleza

Pour résister à cette implacable corruption, tu dis qu’il faut prier sans cesse afin que ta force nous serve de rempart. Nous sommes, comme tu le sais, des êtres fragiles, nus, incomplets, et nous exposer à un tel péril, c’est faire preuve de cécité. Nous ne sommes pas des êtres d’exceptions. Si certains d’entre nous ne cessent de te prier pour le salut de leurs âmes, qu’ils aient péché ou non, je penses que tu devrais, toi aussi, les prier d’accepter ton pardon pour les exposer à des épreuves qui sont au-delà de leurs forces. N’exclu personne je te prie : le riche pour l’inconfort de sa richesse et le pauvre pour son infortune ; pardonne à l’orgueilleux, au gourmand, au avar, au coléreux, à l'envieux et a celui qui trouve fusion dans l'amour charnel.
Tu dis aussi que tu donnes sans attendre en retour, généreusement et sans calcul. Je ne sais pas. Je crois, au contraire, que ton attente est immense, à la mesure des épreuves auxquelles tu exposes les hommes.

Souviens toi. Tu as donné la faim, la pauvreté et l’infirmité pour certains ; l’opulence à d’autres, et donc, le conflit. Tu as laissé des juges humains concevoir des lois profitables aux intérêts des riches, qui sont une minorité, et subordonner les pauvres, qui sont la masse. Tu as laissé prospérer le riche dans son pouvoir d'autorité et mourir le pauvre sous le feu des dictatures. C’est cruel et je me demande où est ta justice aimante.

Fuerza

En nous donnant une vie physique, organique, tu nous as rendue dépendants de la nécessité vitale d’aimer. C'est sur l'hotel de cette idée que nous glorifions cette alliance, et pour te remercier, nous avons édifié des temples pour y perpétuer ton héritage.

Vois ! Le commerce de l’amour s’est installé dans toutes les sociétés sans qu’aucun rempart lui fasse obstacle. On vend son amour pour le pouvoir de la richesse. On ment pour ce même pouvoir. On trahit, toujours pour cette même cause. On tue aussi, pour le profit de l’argent qui achète tout, y compris cet amour.

Je te prie, répond à cette question : quel rempart à cela ? La prière ?…. La prière pour seule arme, seule armure et seule défense ?… Regarde ce qui se passe. Les infortunés te prient, et ils sont légion, pourtant, ils meurent empoisonnés par les pervers mensonges des prédateurs et victimes d’odieuses trahisons.

Qu’attends-tu ? D’autres martyres ? Pourquoi ?…
Je comprends le profit pour la prospérité de ton église, mais quant est-il de ceux qui souffrent dans l’attente de ton aide et qui meurent des conséquences du mal qui anéantit la flamme de leurs précieuses vies ?

Si c’est ce que tu veux : qu’ils souffrent ; qu’ils t’abandonnent leurs vies, alors ne me dit plus que tu donnes sans rien attendre en retour et généreusement, comme un Père aimant. Ton amour est glouton, ton appétit vorace, et les preuves que tu attends en retour sont au-dessus des forces humaines.

Doña Carino

On dit aussi que ton projet est supérieur aux tracasseries qui empoisonnent le quotidien des hommes, et le mien en particulier.
Comme tous mes semblables, je cherche les indices de cet amour promis qui apaise les blessures sans les guérir… qui donne, au minimum, une raison de les supporter.
Sans doute, je n’ai pas tout compris. Rien, probablement. Mais je pense souvent au pire : que je ne frappe pas à la bonne porte…. La vérité, c'est que je ne sais pas si je m'adresse au bon Dieu.
Serais-tu multiple ?

dimanche 23 novembre 2008

Le Nouveau Couples.

Je n'ai pas résisté à l'envie de dire quelques mots sur l'article qui est consacré à mon travail dans le Couples de novembre 2008. Si je suis flatté, c'est d'y partager la vedette avec des célébrités comme Marcel Carné, Arletty, Jean Gabin, Brigitte Bardot, Sharon Stone, Ursula Andress, Sylvester Stallone et tant d'autres qu'il m'est impossible de les nommer toutes. Qui a dit que l'art érotique était un art mineur ?… Personne !… Non, personne, et c'est bien mieux comme ça…

vendredi 21 novembre 2008

Mon Cristal Perd la Boule

En posant mes mains sur ma boule de cristal, j’ai jeté un pont entre le passé, le présent et le futur. J’ai suivi ce fil d’Ariane pour comprendre et imaginer ce que sera l’art dans notre futur. Le temps accordé à cette entreprise n’a pas été inutile. Voilà le fruit de cette prospection au cœur d’une boule complètement brouillée…

Hier…. Louis Jacques Mandé Daguerre (artiste peintre Français), Joseph Nicéphore Niépce (inventeur Français), William Henry Fox Talbot (mathématicien et physicien anglais). Voilà trois noms qui, en d’autres temps, ont bouleversé les arts : à eux trois, ces hommes ont réussi à fixer une image sur un support papier. Si cette découverte fut une extraordinaire évolution, elle fût aussi un séisme sans précédent qui ébranla les fondations de l’art. Après cela, rien ne pouvait être comme avant. Ce séisme a englouti pour toujours un grand nombre de techniques, de précieuses connaissances et des siècles de pratique. Sans parler des générations d’artistes qu’elle a ensevelies. C’est ainsi, c’est le propre des séismes….

Le 11 septembre 2001… Sur le plan intellectuel, incontestablement, le 11 septembre a été un séisme. Il a englouti une perception du monde et des valeurs au profit d’une autre, plus physique, figurative et surtout, centrée sur le “compréhensible“. Pourquoi ?
C’est la résultante de tout accident : on veut comprendre pourquoi ces choses-là sont arrivées. En percutant les WTC, ces avions ont percuté le monde entier, et depuis ce jour, le monde veut comprendre ce qu’il voit, clairement.
Il y a le monde de “l’avant 11 septembre“. Il pouvait être abstrait et superficiel. Il y a maintenant celui de “l’après 11 septembre“. Il ne peut pas — ne veut pas — souffrir de cécité.
La production artistique de “l’après“ n’est pas encore là, mais elle vient, je l’entends, au rythme de la création et des démarches artistiques qui sont menés aux quatre coins du monde par tous les agents artistiques, connus, inconnus, ou en devenirs.

Aujourd’hui… Un système financier s’effondre et avec lui une théorie, celle du capitalisme aveugle et égoïste, et cela, deux décennies seulement après l’effondrement du boc communiste. Il ne se passe pas un jour sans que les citoyens du monde ouvrent les yeux sur des pratiques obscures, injustes et traumatisantes. Bien fou est celui qui croit encore, après-tout cela, que rien ne bouge. C’est incontestablement la fin d’un monde, et c’est aussi, fort heureusement, la naissance d’un autre….
Je vois dans le trouble de ma boule de cristal que ce monde futur se construira sur les bases d’une réalité bien conçue et lisible. Il ne pourra être autrement.

Et l’art dans tout ça ?… … Bien conçu et lisible ! … La création artistique est opportuniste. Elle s’adapte au besoin de la collectivité, à la volonté des masses, au niveau intellectuel, spirituel et culturel, des nations.
Comme un Caméléon elle “Est“ ce de chaque événement historique “Est“. Elle évolue avec les changements, et comme toute espèce vivante, ce sont les agressions qui provoquent les plus grandes évolutions.
L’événement historique est sa branche et sa source. Si le projet du monde est romantique, alors l’art sera romantique. On l’a vu mystique, idéaliste, surréaliste. Pendant ces dernières décennies, le monde est devenu obscur. Seuls quelques puissants initiés en avaient les codes et l’art, en réaction, est devenu abstrait.
L’art est le fruit de cette mère nourricière et il ne peut, en aucun cas, changer le cours de l’histoire. Le rôle des artistes est de l’illustrer ; celui des artistes visionnaires, d’accompagner les changements, et quant aux artistes de génie, ils continueront à voir ce que les autres ne veulent ni voir, ni entendre…

Ce ne sont pas les batailles armées, ni les victoires politiques, ni même les avancées sociales qui marquent les siècles : ce sont les œuvres d’art car elles illustrent ces événements.

dimanche 12 octobre 2008

Ma copie au Louvre

“Qu’est-c'que j’vais faire aujourd’hui ?…“ Quand je me pose cette question, c’est que l’oxygène ne ventile plus mon cerveau, qu'il est en carence de glucose, de magnésium et d'amour. Aussitôt, pour secourir cette urgence, un impératif s’impose : répondre.
Je suis sûr que c’est dans un moment comme celui-ci que je me suis fixé l’objectif de cette copie au Louvre.
Je sais ! Je ne suis pas très différent de celui qui choisit les drogues ou l’alcool pour contourner les troubles vertigineux auxquels la vie nous expose à un moment ou à un autre. Finalement, j’ai de la chance : j'aime l'art, sinon…
L’œuvre ci-dessous est la copie que j’ai réalisée. Je la nome “Les Quatre Damnés d'après Crespi“. Copie_Crespi.jpg Pourquoi j’ai copié ? Je ne sais pas, je ne sais plus. En dehors, bien sûr, de cette œuvre réalisée, il ne reste aujourd’hui, et alors que plusieurs mois se sont écoulés, que le sentiment fugace d’une aventure lointaine. Ce n’est qu’à la vision de ces films que je peux me faire une idée des raisons qui m’ont amenées au Musée du Louvre….

jeudi 21 août 2008

Trottoir au Cap

J’ai fait le trottoir au Cap d’Agde, mais je n’y suis pas allé à poil….


… j’ai tout amené : Séries Limitées, Reproductions et même deux toiles en cours. Je n’ai presque rien laissé au hasard, sauf, bien évidemment, l’aventure elle-même dont j’ignorais tout.
Pourquoi m’être exposé au Cap d’Agde, spot du naturisme en France ? Comment cette idée m’est venue, ce que j’en attendais et ce que j’en ai tiré ? C’est ce que nous allons voir.
Lorsque l’idée m’est venue, elle m’a semblé immédiatement bonne et le ressort a été, une fois encore, fort. Alors, comme d’habitude, je m’y suis lancé comme on se jette à l’eau, d’un coup, sans trop y penser, mais pas sans réflexion tout de même. Voici le cheminement de cette réflexion et les raisons qui m’ont portée jusque-là…
Ce que j’espérais y trouver c’est un public, mais pas n’importe lequel. Je voulais un public sans tabou, intéressé par la nudité, friand d’images de corps nus, instruit avec goût et sensible à l’élégance, en un mot, un public acquit par avance à mon travail. Le rêve quoi !
Ne sachant rien des pratiques et des modes de vie qui sont coutumiers au Cap, j’ai pris des infos ici et là et l’inquiétude m’a rapidement gagné car le village naturistes du Cap n’a pas bonne réputation. Si les critiques entendues m’ont sérieusement inquiété, elles ne m’ont pas empêché de poursuivre mon projet. Et naturellement, c’est avec méfiance et un peu d’inconfort, que je me suis installé dans ce tunnel.
Dès les premiers jours, j’ai fait l’objet de toutes les curiosités. J’ai été observé, d’abord personnellement, ensuite, c’est mon travail qui a fait l’objet d’attention. Et puis, peu à peu, j’ai été approché, complimenté, encouragé et enfin récompensé. Moi, je me suis laissé séduire.

Faire le trottoir quant on est à mon niveau artistique, c’est difficile, très difficile. Il faut beaucoup d’humilité et de courage pour s’exposer comme je l’ai fait. J’aurais pu y laisser des plumes. Je sais que l’imbécile est prompt en jugements rapides (c’était là l’une de mes inquiétudes) mais dans le contexte du village naturiste du Cap, je n’ai jamais eu à souffrir du moindre mépris.
On ne connaît jamais le dénouement d’une aventure. On peut spéculer sur un succès ou un échec, le plus souvent on est loin du compte. Si le rêve d’un franc succès a été mon ressort principal, j’étais prêt à tout.
Économiquement je suis arrivé à l’équilibre, des perspectives artistiques se sont dessinées et sur le plan relationnel j’ai été accueillit avec sympathie. C’est donc un bon bilan. Je suis heureux d’avoir vécu ces deux semaines au Cap et j’espère y revenir….

lundi 14 juillet 2008

Doña Esperanza

Voici Doña Esperanza. Elle a été achevée en février 2008.
Doña Esperanza
Par sa beauté, Doña Esperanza incarne la femme soleil, la vie et le futur, un graal. C’est la bannière que tous chevaliers porte en son cœur, aux couleurs de sa dame. Une raison de poursuivre d’un pas de plus, et malgré l’épuisement, la quête qui le conduit à l’aboutissement de son rêve : Elle.

vendredi 11 juillet 2008

Y'a qu'une journaliste pour poser pareille question….

Interview de TIVIPROD réalisée lors de la foire de Paris.

lundi 9 juin 2008

Toujours des mots

Blabla Wilson

lundi 21 avril 2008

Ma Foire à Paris

A quelques jours de la foire et plein d'enthousiasme.

Rien à dire, le stand est impéc' ! Mais ce n'est pas toujours suffisant…


La vérité sur la Foire de Paris ! je la dois à ceux qui ont cru en ce projet et qui m’ont soutenus. Je me la dois aussi, sans détour, sans l’habiller d’excuse, crue, honnête et entière. Ma manière de m’exprimer suggère que cette foire n’a pas été la réussite que j’espérais. C’est ça. Elle a été médiocre et en faire le bilan est un exercice difficile. J’en suis sorti sonné et aujourd’hui encore, soit deux semaines plus tard, j’entends les carillons des coups qui m’ont été portés.
Dans un tel état d’esprit, comment ne pas tomber dans le travers du “ce n’est pas ma faute mais celle des autres“ ? Je ne veux pas de cette explication tronquée et lâche, alors, avant de me lancer dans cet exercice, je me suis posé cette question : suis-je en état d’avoir la bonne analyse ? Je ne crois pas, non, et c’est sans doute pour cette raison que je traîne dans cet exercice pourtant nécessaire.
En y songeant bien, le plus sage, c’est d’attendre que ce moment vienne dans la sérénité, et il viendra, j’en suis sûr…. Pour porter le bon regard sur un événement, il faut laisser du temps au temps et c’est ce que je suis décidé à faire.
En attendant que la paix revienne en moi et que les bonnes idées s’installent à nouveaux dans mon esprit, je laisse quelques images sans commentaire pour ne pas oublier que j’ai quelque chose à faire. D’ici là, ce qui m’importe le plus et guide mes pas, c’est de me souvenir que j’ai d’autres projets à construire…. Et ça, en ayant toujours à l’esprit qu’il y aura d’autres expositions, que certaines seront de cuisants échecs, d’autres, au contraire, de petites victoires, et que, dans l’un où l’autre cas, les blâmes vitriolés comme les manifestations d’admiration seront au rendez-vous. C’est en songeant à ces victoires que chaque nuit je m’endors, et c’est en créateur que chaque matin je prends le futur en main….

dimanche 13 janvier 2008

La vie est un balancier

Pour toi comme pour moi, la vie est un balancier. Chaque vie a ses pics et les vertiges qui les accompagnent. Les choses vont, viennent, d’aventures en mésaventures, de fortunes en infortunes, de larmes en éclats de rires, d’extases en déceptions, de certitudes en déconvenues.
Ma vie, même si elle te semble différente parce que je suis artiste, ne fait pas exception à cette règle : je ne sais jamais à l'avance ce que mon pied va trouver : roque ou abîme.
Je sais aussi que nous avons, toi et moi, autre chose en commun : nous cherchons un bâton de pèlerin, quelque chose qui soutienne nos doutes sur les chemins escarpés que la vie nous ordonne d'emprunter.
Dès mon plus jeune âge j’ai trouvé dans la création mon soutien. Elle m’a conseillé, aimé, éveillé. Elle m’a guéri avec amour des maux de mes batailles. Je lui dois tout, jusqu’à la vie, car elle ne m’a jamais trahi, jamais abandonnée. Elle m’a été d’une fidélité sans faille même quand il m’est arrivé de la rejeter. Et si elle m’a mené au bord de certains précipices, c’est parce qu’elle sait que c’est là qu’on peut se mesurer à soi-même. Elle a toujours raison.
Son affection a guidé mes choix. Sa tendresse m’a orienté. Maintenant je me dirige vers un objectif qui me semble incompréhensible : c’est sans doute son but, et je l’accepte. À présent, et même si le sentiment de ne pas mériter son attention ne me quitte jamais, je lui suis entièrement dévoué, et dans le futur, elle fera de moi ce qu’elle veut….

Et toi qui me critique ! lorsque tu poseras ton analyse sur mon travail, adresse-toi à elle. Moi, je ne suis qu’un ouvrier qui exécute ce que lui dicte sa maîtresse.

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