Je n'ai pas résisté à l'envie de dire quelques mots sur l'article qui est consacré à mon travail dans le Couples de novembre 2008. Si je suis flatté, c'est d'y partager la vedette avec des célébrités comme Marcel Carné, Arletty, Jean Gabin, Brigitte Bardot, Sharon Stone, Ursula Andress, Sylvester Stallone et tant d'autres qu'il m'est impossible de les nommer toutes. Qui a dit que l'art érotique était un art mineur ?… Personne !… Non, personne, et c'est bien mieux comme ça…
dimanche 23 novembre 2008
Le Nouveau Couples.
Par Ricardo Casal le dimanche 23 novembre 2008, 03:15 - L'OPPORTUNITOSCOPE
vendredi 21 novembre 2008
Mon Cristal Perd la Boule
Par Ricardo Casal le vendredi 21 novembre 2008, 11:04 - HUMEURS
En posant mes mains sur ma boule de cristal, j’ai jeté un pont entre le passé, le présent et le futur. J’ai suivi ce fil d’Ariane pour comprendre et imaginer ce que sera l’art dans notre futur. Le temps accordé à cette entreprise n’a pas été inutile. Voilà le fruit de cette prospection au cœur d’une boule complètement brouillée…
Hier…. Louis Jacques Mandé Daguerre (artiste peintre Français), Joseph Nicéphore Niépce (inventeur Français), William Henry Fox Talbot (mathématicien et physicien anglais). Voilà trois noms qui, en d’autres temps, ont bouleversé les arts : à eux trois, ces hommes ont réussi à fixer une image sur un support papier. Si cette découverte fut une extraordinaire évolution, elle fût aussi un séisme sans précédent qui ébranla les fondations de l’art. Après cela, rien ne pouvait être comme avant. Ce séisme a englouti pour toujours un grand nombre de techniques, de précieuses connaissances et des siècles de pratique. Sans parler des générations d’artistes qu’elle a ensevelies. C’est ainsi, c’est le propre des séismes….
Le 11 septembre 2001… Sur le plan intellectuel, incontestablement, le 11
septembre a été un séisme. Il a englouti une perception du monde et des valeurs
au profit d’une autre, plus physique, figurative et surtout, centrée sur le
“compréhensible“. Pourquoi ?
C’est la résultante de tout accident : on veut comprendre pourquoi ces
choses-là sont arrivées. En percutant les WTC, ces avions ont percuté le monde
entier, et depuis ce jour, le monde veut comprendre ce qu’il voit,
clairement.
Il y a le monde de “l’avant 11 septembre“. Il pouvait être abstrait et
superficiel. Il y a maintenant celui de “l’après 11 septembre“. Il ne peut pas
— ne veut pas — souffrir de cécité.
La production artistique de “l’après“ n’est pas encore là, mais elle vient, je
l’entends, au rythme de la création et des démarches artistiques qui sont menés
aux quatre coins du monde par tous les agents artistiques, connus, inconnus, ou
en devenirs.
Aujourd’hui… Un système financier s’effondre et avec lui une théorie, celle
du capitalisme aveugle et égoïste, et cela, deux décennies seulement après
l’effondrement du boc communiste. Il ne se passe pas un jour sans que les
citoyens du monde ouvrent les yeux sur des pratiques obscures, injustes et
traumatisantes. Bien fou est celui qui croit encore, après-tout cela, que rien
ne bouge. C’est incontestablement la fin d’un monde, et c’est aussi, fort
heureusement, la naissance d’un autre….
Je vois dans le trouble de ma boule de cristal que ce monde futur se construira
sur les bases d’une réalité bien conçue et lisible. Il ne pourra être
autrement.
Et l’art dans tout ça ?… … Bien conçu et lisible ! … La création
artistique est opportuniste. Elle s’adapte au besoin de la collectivité, à la
volonté des masses, au niveau intellectuel, spirituel et culturel, des
nations.
Comme un Caméléon elle “Est“ ce de chaque événement historique “Est“. Elle
évolue avec les changements, et comme toute espèce vivante, ce sont les
agressions qui provoquent les plus grandes évolutions.
L’événement historique est sa branche et sa source. Si le projet du monde est
romantique, alors l’art sera romantique. On l’a vu mystique, idéaliste,
surréaliste. Pendant ces dernières décennies, le monde est devenu obscur. Seuls
quelques puissants initiés en avaient les codes et l’art, en réaction, est
devenu abstrait.
L’art est le fruit de cette mère nourricière et il ne peut, en aucun cas,
changer le cours de l’histoire. Le rôle des artistes est de l’illustrer ;
celui des artistes visionnaires, d’accompagner les changements, et quant aux
artistes de génie, ils continueront à voir ce que les autres ne veulent ni
voir, ni entendre…
Ce ne sont pas les batailles armées, ni les victoires politiques, ni même les avancées sociales qui marquent les siècles : ce sont les œuvres d’art car elles illustrent ces événements.
dimanche 12 octobre 2008
Ma copie au Louvre
Par Ricardo Casal le dimanche 12 octobre 2008, 16:26 - COPIES
“Qu’est-c'que j’vais faire aujourd’hui ?…“ Quand je me pose cette question,
c’est que l’oxygène ne ventile plus mon cerveau, qu'il est en carence de
glucose, de magnésium et d'amour. Aussitôt, pour secourir cette urgence, un
impératif s’impose : répondre.
Je suis sûr que c’est dans un moment comme celui-ci que je me suis fixé
l’objectif de cette copie au Louvre.
Je sais ! Je ne suis pas très différent de celui qui choisit les drogues
ou l’alcool pour contourner les troubles vertigineux auxquels la vie nous
expose à un moment ou à un autre. Finalement, j’ai de la chance : j'aime
l'art, sinon…
L’œuvre ci-dessous est la copie que j’ai réalisée. Je la nome “Les Quatre
Damnés d'après Crespi“.
Pourquoi
j’ai copié ? Je ne sais pas, je ne sais plus. En dehors, bien sûr, de
cette œuvre réalisée, il ne reste aujourd’hui, et alors que plusieurs mois se
sont écoulés, que le sentiment fugace d’une aventure lointaine. Ce n’est qu’à
la vision de ces films que je peux me faire une idée des raisons qui m’ont
amenées au Musée du Louvre….
jeudi 21 août 2008
Trottoir au Cap
Par Ricardo Casal le jeudi 21 août 2008, 09:27 - CAP D'AGDE
J’ai fait le trottoir au Cap d’Agde, mais je n’y suis pas allé à
poil….

… j’ai tout amené : Séries Limitées, Reproductions et même deux toiles en
cours. Je n’ai presque rien laissé au hasard, sauf, bien évidemment, l’aventure
elle-même dont j’ignorais tout.
Pourquoi m’être exposé au Cap d’Agde, spot du naturisme en France ?
Comment cette idée m’est venue, ce que j’en attendais et ce que j’en ai
tiré ? C’est ce que nous allons voir.
Lorsque l’idée m’est venue, elle m’a semblé immédiatement bonne et le ressort a
été, une fois encore, fort. Alors, comme d’habitude, je m’y suis lancé comme on
se jette à l’eau, d’un coup, sans trop y penser, mais pas sans réflexion tout
de même. Voici le cheminement de cette réflexion et les raisons qui m’ont
portée jusque-là…
Ce que j’espérais y trouver c’est un public, mais pas n’importe lequel. Je
voulais un public sans tabou, intéressé par la nudité, friand d’images de corps
nus, instruit avec goût et sensible à l’élégance, en un mot, un public acquit
par avance à mon travail. Le rêve quoi !
Ne sachant rien des pratiques et des modes de vie qui sont coutumiers au Cap,
j’ai pris des infos ici et là et l’inquiétude m’a rapidement gagné car le
village naturistes du Cap n’a pas bonne réputation. Si les critiques entendues
m’ont sérieusement inquiété, elles ne m’ont pas empêché de poursuivre mon
projet. Et naturellement, c’est avec méfiance et un peu d’inconfort, que je me
suis installé dans ce tunnel.
Dès les premiers jours, j’ai fait l’objet de toutes les curiosités. J’ai été
observé, d’abord personnellement, ensuite, c’est mon travail qui a fait l’objet
d’attention. Et puis, peu à peu, j’ai été approché, complimenté, encouragé et
enfin récompensé. Moi, je me suis laissé séduire.

Faire le trottoir quant on est à mon niveau artistique, c’est difficile, très
difficile. Il faut beaucoup d’humilité et de courage pour s’exposer comme je
l’ai fait. J’aurais pu y laisser des plumes. Je sais que l’imbécile est prompt
en jugements rapides (c’était là l’une de mes inquiétudes) mais dans le
contexte du village naturiste du Cap, je n’ai jamais eu à souffrir du moindre
mépris.
On ne connaît jamais le dénouement d’une aventure. On peut spéculer sur un
succès ou un échec, le plus souvent on est loin du compte. Si le rêve d’un
franc succès a été mon ressort principal, j’étais prêt à tout.
Économiquement je suis arrivé à l’équilibre, des perspectives artistiques se
sont dessinées et sur le plan relationnel j’ai été accueillit avec sympathie.
C’est donc un bon bilan. Je suis heureux d’avoir vécu ces deux semaines au Cap
et j’espère y revenir….
lundi 14 juillet 2008
Doña Esperanza
Par Ricardo Casal le lundi 14 juillet 2008, 13:10 - DERNIÈRES ŒUVRES
Voici Doña Esperanza. Elle a été achevée en février 2008.

Par sa beauté, Doña Esperanza incarne la femme soleil, la vie et le futur, un
graal. C’est la bannière que tous chevaliers porte en son cœur, aux couleurs de
sa dame. Une raison de poursuivre d’un pas de plus, et malgré l’épuisement, la
quête qui le conduit à l’aboutissement de son rêve : Elle.
vendredi 11 juillet 2008
Y'a qu'une journaliste pour poser pareille question….
Par Ricardo Casal le vendredi 11 juillet 2008, 09:44 - L'OPPORTUNITOSCOPE
lundi 9 juin 2008
Toujours des mots
Par Ricardo Casal le lundi 9 juin 2008, 19:18 - L'OPPORTUNITOSCOPE
Blabla Wilson
lundi 21 avril 2008
Ma Foire à Paris
Par Ricardo Casal le lundi 21 avril 2008, 19:34 - MES FOIRES
A quelques jours de la foire et plein d'enthousiasme.
Rien à dire, le stand est impéc' ! Mais ce n'est pas toujours
suffisant…

La vérité sur la Foire de Paris ! je la dois à ceux qui ont cru en ce
projet et qui m’ont soutenus. Je me la dois aussi, sans détour, sans l’habiller
d’excuse, crue, honnête et entière. Ma manière de m’exprimer suggère que cette
foire n’a pas été la réussite que j’espérais. C’est ça. Elle a été médiocre et
en faire le bilan est un exercice difficile. J’en suis sorti sonné et
aujourd’hui encore, soit deux semaines plus tard, j’entends les carillons des
coups qui m’ont été portés.
Dans un tel état d’esprit, comment ne pas tomber dans le travers du “ce n’est
pas ma faute mais celle des autres“ ? Je ne veux pas de cette explication
tronquée et lâche, alors, avant de me lancer dans cet exercice, je me suis posé
cette question : suis-je en état d’avoir la bonne analyse ? Je ne
crois pas, non, et c’est sans doute pour cette raison que je traîne dans cet
exercice pourtant nécessaire.
En y songeant bien, le plus sage, c’est d’attendre que ce moment vienne dans la
sérénité, et il viendra, j’en suis sûr…. Pour porter le bon regard sur un
événement, il faut laisser du temps au temps et c’est ce que je suis décidé à
faire.
En attendant que la paix revienne en moi et que les bonnes idées s’installent à
nouveaux dans mon esprit, je laisse quelques images sans commentaire pour ne
pas oublier que j’ai quelque chose à faire. D’ici là, ce qui m’importe le plus
et guide mes pas, c’est de me souvenir que j’ai d’autres projets à construire….
Et ça, en ayant toujours à l’esprit qu’il y aura d’autres expositions, que
certaines seront de cuisants échecs, d’autres, au contraire, de petites
victoires, et que, dans l’un où l’autre cas, les blâmes vitriolés comme les
manifestations d’admiration seront au rendez-vous. C’est en songeant à ces
victoires que chaque nuit je m’endors, et c’est en créateur que chaque matin je
prends le futur en main….
dimanche 13 janvier 2008
La vie est un balancier
Par Ricardo Casal le dimanche 13 janvier 2008, 21:04 - HUMEURS
Pour toi comme pour moi, la vie est un balancier. Chaque vie a ses pics et
les vertiges qui les accompagnent. Les choses vont, viennent, d’aventures en
mésaventures, de fortunes en infortunes, de larmes en éclats de rires,
d’extases en déceptions, de certitudes en déconvenues.
Ma vie, même si elle te semble différente parce que je suis artiste, ne fait
pas exception à cette règle : je ne sais jamais à l'avance ce que mon pied
va trouver : roque ou abîme.
Je sais aussi que nous avons, toi et moi, autre chose en commun : nous
cherchons un bâton de pèlerin, quelque chose qui soutienne nos doutes sur les
chemins escarpés que la vie nous ordonne d'emprunter.
Dès mon plus jeune âge j’ai trouvé dans la création mon soutien. Elle m’a
conseillé, aimé, éveillé. Elle m’a guéri avec amour des maux de mes batailles.
Je lui dois tout, jusqu’à la vie, car elle ne m’a jamais trahi, jamais
abandonnée. Elle m’a été d’une fidélité sans faille même quand il m’est arrivé
de la rejeter. Et si elle m’a mené au bord de certains précipices, c’est parce
qu’elle sait que c’est là qu’on peut se mesurer à soi-même. Elle a toujours
raison.
Son affection a guidé mes choix. Sa tendresse m’a orienté. Maintenant je me
dirige vers un objectif qui me semble incompréhensible : c’est sans doute
son but, et je l’accepte. À présent, et même si le sentiment de ne pas mériter
son attention ne me quitte jamais, je lui suis entièrement dévoué, et dans le
futur, elle fera de moi ce qu’elle veut….
Et toi qui me critique ! lorsque tu poseras ton analyse sur mon travail, adresse-toi à elle. Moi, je ne suis qu’un ouvrier qui exécute ce que lui dicte sa maîtresse.
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