Ricardo Casal

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mardi 27 janvier 2009

Nourrir la partie immergée de l’iceberg….

L’expo à l’espace Commines est terminée. C’était une belle expo, visitée et appréciée du public. Un petit succès. Un autre. Quant au livre, il se vend bien. Il est aujourd’hui en cours de référencement à la Fnac. Il est à la librairie de la Hune, celle d’Arcurial, au musée de l'érotisme. Il vogue sur des courants chauds et porteurs et c’est bien.
Et pour moi, qu’en est-il ? Quelles ont été les retombés ? Je ne sais pas. Trop tôt. Pour l’instant, en tout cas, j’ai l’impression de nourrir la partie immergée d’un iceberg. Logiquement, chaque événement fait progresser la partie visible, mais peu à la fois, et comme j’ai les yeux rivés sur cette partie j’ai le sentiment que mes efforts sont sans effet. C’est l’ado qui est en moi !
Je constate toutefois une nette progression sur ce blog et mon site. Les visites sont plus fréquentes et c’est un encouragement. Alors continuons. À force d’efforts répétés, le petit glaçon sur lequel je me gèle le cul deviendra un grand iceberg. Pourquoi pas ? Je pourrais alors me tenir debout sans crainte d'y édifier, enfin, mon iglou. J'aurai alors atteint l'idéal : avoir le cul au chaud !…

Je n'ai pas de photo, mais j'ai réalisé un petit film pour l'occasion. Vous pouvez le visionner sur le site Art du Nu (vidéo) et si vous aimez l'idée, acheter le livre

mardi 16 décembre 2008

Sur Le Livre Art du Nu et Autres sujets

Ai-je trouvé les mots, les bons ?

jeudi 11 décembre 2008

La lie des vins est amère.

Ce texte est plus qu’un texte. Il est un tableau, mille, le patrimoine des artistes. Il est un et multiple, coloré comme le sont mes œuvres et posé sur une solide armature. J’aimerais dire, et en y croyant du fond du cœur : qu’il est une œuvre. En tout cas, ce que je sais avec certitude, c’est qu’il a illustré, à l’heure où je les ai écrit, l’humeur de mon âme. Il trouve donc sa place ici.

Les mots que mon amour adultère dépose dans mon cœur pénètrent mon âme jusqu’au plus intime de moi. Ils sont un sirop. Lorsqu’ils s’articulent en grappes sonores, sur ses lèvres, c’est pour colorer l’instant présent des preuves d'un immense amour pertinent et pur. Immédiatement, ces mots se transforment en vapeurs alcoolisées et ils m’enivrent de vertiges bien plus délicieux qu’une ivresse. Dans ces moments de grâce, je suis nu et sans défense et je ne veux rien d'autre au monde que cette nudité intégrale.
Mais ces amours-là n’ont pas la vocation de nidifier. Mon âme le sait. Elle entrevoit cet éphémère mensonge et elle se donne sans réserve et d’autant plus sincèrement qu'elle en présent la funeste destinée. Ensuite, lorsque mon amour adultère guillotine le temps par son départ, les mots qui ont bâti, l’instant d’avant, des temples d’illusions se vident de leur sève.

Une fois la source asséchée, je reste seul et endeuillé dans le vide de l’absence. Alors, l’ivresse tourne et se transforme. La chimie fait virer les sucs en venin. Très vite, je contemple mes mains servantes avec lesquelles j’ai bu ce poison jusqu’à la lie et le cauchemar fait échos au vide. Je suis en manque. Une terrible oppression enserre ma poitrine, une âpreté sans pareille m’inonde le cœur et les relents nauséeux des instants vécus viennent dégoûter mes sens, tous mes sens.

Je hais maintenant ma faiblesse et ma dépendance pour cet amour adultère. Je sais, même si le terreau est fertile, les amours adultères ne produisent pas de bons fruits ; juste le fruit amer des trahisons. Alors je m’insulte d’avoir confondu sirop et venin et je prie pour que mon cœur empoisonné ne cesse de battre, qu’il ne me lâche pas, qu’il continue, comme il l’a toujours fait, à prendre soin de mon honnêteté amoureuse. Mais le combat est rude. Ma vie désire amputer la partie de mon cœur malade. Elle veut donner une chance de renaissance à la parcelle incorruptible. À genoux, ma raison me supplie d’accepter l’idée. C’est ma seule chance de survie !….
Que feras-tu sans moi ? Voilà ce que l'écho de mon amour adultère répète et je l'écoute. Quel goût aura ta bouche sans la saveur de mes baisers ? Par quel autre poison couvriras-tu les vertiges du poison de mon amour ?… Il a raison ! A quoi bon vivre sans ivresse ? A quoi bon survivre ?…

Don Luis

Je tombe, et ce n’est qu’une fois à terre, dans un état fœtal, que j’entends les mots que cœur répète sans arrêt. C’est avec tendresse et sagesse qu’il vient, avec patience, restaurer ce qui reste de moi. Il me dit qu’à la prochaine occasion, qu’à la prochaine visite de mon amour adultère, c’est de toute mon âme, le cœur offert et sans réserver, à vif, que je m’enivrerai, prisonnier au poison de ses mots.
Il a raison.

lundi 8 décembre 2008

Hommes

Mes contemporains hétérosexuels auraient-ils peur de savourer ces mots : buste, pectoraux, poitrail, thorax ou tronc ?…

Buste5
Aucun doute là-dessus, et j’affirme même qu’ils usent d’avantage, et avec beaucoup plus d’appétit, ces derniers : décolleté, gorge, mamelles, nichons, seins, ou encore, roploplos. C’est bien naturel et c’est hypocrisie de dire le contraire.
Toutefois, c’est aussi une hypocrisie d’affirmer qu’ils sont insensibles à la beauté d’un buste masculin. L’œil ne trompe pas.
Buste4

C’est normal d’être sensible à la beauté, sinon, pourquoi les Académies des Beaux Arts auraient imposé le thème du nu masculin aux élèves en fin d’études….
C’est vrai, je parle d’une autre époque, différente, ni mieux ni pire, seulement différente quand il faut aborder l’anatomie du corps et la nudité…

Las Alas de la Soledad

Las Alas de la Soledad
Dans le futur, elle se nommera Soledad, mais son nom actuel est : Las Alas de La Soledad (Les Ailes de La Solitude). C’est joli, mais pourquoi ce titre alors que d’ordinaire la solitude est vécue comme une épreuve d’enfermement sans issue. Jeu de mots, goût du paradoxe ? Un peu des deux, mais ma motivation première est celle-ci : a force d’espérance et de volonté, il arrive que le cours de la vie vienne contredire les pronostiques de la solitude, et dans ce cas, c’est une libération, un envol, qui dessine des projets bien au-delà de l’enclôt imposé par la solitude.
Las Alas de la Soledad
Dans le futur, j’en suis sûr, Las Alas de La Soledad, subira ma paresse verbale et elle prendra le nom, plus simple, de Soledad. Mais pour l’instant et à l’heure de sa naissance, pour l’histoire aussi, je souhaite lui donner ce nom : Las Alas de la Soledad, car tout en elle évoque ces deux émotions à la fois : Solitude et Renaissance.

vendredi 5 décembre 2008

Dis-moi…,

Tu donnes aux hommes l’intelligence et le pouvoir de distinguer le bien du mal. Cependant, tu laisses le mal s’installer et prendre possession de toutes choses, durablement.

Belleza

Pour résister à cette implacable corruption, tu dis qu’il faut prier sans cesse afin que ta force nous serve de rempart. Nous sommes, comme tu le sais, des êtres fragiles, nus, incomplets, et nous exposer à un tel péril, c’est faire preuve de cécité. Nous ne sommes pas des êtres d’exceptions. Si certains d’entre nous ne cessent de te prier pour le salut de leurs âmes, qu’ils aient péché ou non, je penses que tu devrais, toi aussi, les prier d’accepter ton pardon pour les exposer à des épreuves qui sont au-delà de leurs forces. N’exclu personne je te prie : le riche pour l’inconfort de sa richesse et le pauvre pour son infortune ; pardonne à l’orgueilleux, au gourmand, au avar, au coléreux, à l'envieux et a celui qui trouve fusion dans l'amour charnel.
Tu dis aussi que tu donnes sans attendre en retour, généreusement et sans calcul. Je ne sais pas. Je crois, au contraire, que ton attente est immense, à la mesure des épreuves auxquelles tu exposes les hommes.

Souviens toi. Tu as donné la faim, la pauvreté et l’infirmité pour certains ; l’opulence à d’autres, et donc, le conflit. Tu as laissé des juges humains concevoir des lois profitables aux intérêts des riches, qui sont une minorité, et subordonner les pauvres, qui sont la masse. Tu as laissé prospérer le riche dans son pouvoir d'autorité et mourir le pauvre sous le feu des dictatures. C’est cruel et je me demande où est ta justice aimante.

Fuerza

En nous donnant une vie physique, organique, tu nous as rendue dépendants de la nécessité vitale d’aimer. C'est sur l'hotel de cette idée que nous glorifions cette alliance, et pour te remercier, nous avons édifié des temples pour y perpétuer ton héritage.

Vois ! Le commerce de l’amour s’est installé dans toutes les sociétés sans qu’aucun rempart lui fasse obstacle. On vend son amour pour le pouvoir de la richesse. On ment pour ce même pouvoir. On trahit, toujours pour cette même cause. On tue aussi, pour le profit de l’argent qui achète tout, y compris cet amour.

Je te prie, répond à cette question : quel rempart à cela ? La prière ?…. La prière pour seule arme, seule armure et seule défense ?… Regarde ce qui se passe. Les infortunés te prient, et ils sont légion, pourtant, ils meurent empoisonnés par les pervers mensonges des prédateurs et victimes d’odieuses trahisons.

Qu’attends-tu ? D’autres martyres ? Pourquoi ?…
Je comprends le profit pour la prospérité de ton église, mais quant est-il de ceux qui souffrent dans l’attente de ton aide et qui meurent des conséquences du mal qui anéantit la flamme de leurs précieuses vies ?

Si c’est ce que tu veux : qu’ils souffrent ; qu’ils t’abandonnent leurs vies, alors ne me dit plus que tu donnes sans rien attendre en retour et généreusement, comme un Père aimant. Ton amour est glouton, ton appétit vorace, et les preuves que tu attends en retour sont au-dessus des forces humaines.

Doña Carino

On dit aussi que ton projet est supérieur aux tracasseries qui empoisonnent le quotidien des hommes, et le mien en particulier.
Comme tous mes semblables, je cherche les indices de cet amour promis qui apaise les blessures sans les guérir… qui donne, au minimum, une raison de les supporter.
Sans doute, je n’ai pas tout compris. Rien, probablement. Mais je pense souvent au pire : que je ne frappe pas à la bonne porte…. La vérité, c'est que je ne sais pas si je m'adresse au bon Dieu.
Serais-tu multiple ?

dimanche 23 novembre 2008

Le Nouveau Couples.

Je n'ai pas résisté à l'envie de dire quelques mots sur l'article qui est consacré à mon travail dans le Couples de novembre 2008. Si je suis flatté, c'est d'y partager la vedette avec des célébrités comme Marcel Carné, Arletty, Jean Gabin, Brigitte Bardot, Sharon Stone, Ursula Andress, Sylvester Stallone et tant d'autres qu'il m'est impossible de les nommer toutes. Qui a dit que l'art érotique était un art mineur ?… Personne !… Non, personne, et c'est bien mieux comme ça…

vendredi 21 novembre 2008

Mon Cristal Perd la Boule

En posant mes mains sur ma boule de cristal, j’ai jeté un pont entre le passé, le présent et le futur. J’ai suivi ce fil d’Ariane pour comprendre et imaginer ce que sera l’art dans notre futur. Le temps accordé à cette entreprise n’a pas été inutile. Voilà le fruit de cette prospection au cœur d’une boule complètement brouillée…

Hier…. Louis Jacques Mandé Daguerre (artiste peintre Français), Joseph Nicéphore Niépce (inventeur Français), William Henry Fox Talbot (mathématicien et physicien anglais). Voilà trois noms qui, en d’autres temps, ont bouleversé les arts : à eux trois, ces hommes ont réussi à fixer une image sur un support papier. Si cette découverte fut une extraordinaire évolution, elle fût aussi un séisme sans précédent qui ébranla les fondations de l’art. Après cela, rien ne pouvait être comme avant. Ce séisme a englouti pour toujours un grand nombre de techniques, de précieuses connaissances et des siècles de pratique. Sans parler des générations d’artistes qu’elle a ensevelies. C’est ainsi, c’est le propre des séismes….

Le 11 septembre 2001… Sur le plan intellectuel, incontestablement, le 11 septembre a été un séisme. Il a englouti une perception du monde et des valeurs au profit d’une autre, plus physique, figurative et surtout, centrée sur le “compréhensible“. Pourquoi ?
C’est la résultante de tout accident : on veut comprendre pourquoi ces choses-là sont arrivées. En percutant les WTC, ces avions ont percuté le monde entier, et depuis ce jour, le monde veut comprendre ce qu’il voit, clairement.
Il y a le monde de “l’avant 11 septembre“. Il pouvait être abstrait et superficiel. Il y a maintenant celui de “l’après 11 septembre“. Il ne peut pas — ne veut pas — souffrir de cécité.
La production artistique de “l’après“ n’est pas encore là, mais elle vient, je l’entends, au rythme de la création et des démarches artistiques qui sont menés aux quatre coins du monde par tous les agents artistiques, connus, inconnus, ou en devenirs.

Aujourd’hui un système financier s’effondre et avec lui une théorie, celle du capitalisme aveugle et égoïste, et cela, deux décennies seulement après l’effondrement du boc communiste. Il ne se passe pas un jour sans que les citoyens du monde ouvrent les yeux sur des pratiques obscures, injustes et traumatisantes. Bien fou est celui qui croit encore, après-tout cela, que rien ne bouge. C’est incontestablement la fin d’un monde, et c’est aussi, fort heureusement, la naissance d’un autre….
Je vois dans le trouble de ma boule de cristal que ce monde futur se construira sur les bases d’une réalité bien conçue et lisible. Il ne pourra être autrement.

Et l’art dans tout ça ?… Bien conçu et lisible !? … La création artistique est opportuniste. Elle s’adapte au besoin de la collectivité, à la volonté des masses, au niveau intellectuel, spirituel et culturel, des nations.
Comme un Caméléon elle Est ce de chaque événement historique Est. Elle évolue avec les évolutions. Et comme toute espèce vivante, ce sont les agressions qui provoquent les grandes mutations.
L'histoire est sa source. Si le projet du monde est romantique, alors l’art sera romantique. On l’a vu mystique, idéaliste, surréaliste. Pendant ces dernières décennies, le monde est devenu obscur et l’art, en réaction, est devenu abstrait.
L’art est le résultat de cette nourriture. L'art ne peut, en aucun cas, changer le cours de l’histoire. Le rôle de l'artiste ordinaire est d’illustrer ce qu'il voit ; celui de artiste visionnaire, d’enticiper les changements. Quant à l'artiste de génie, bon gré mal gré, il continuera à voir ce que les autres ne veulent ni voir, ni entendre…

Décidément ma boule de cristal doit être hors d’usage car elle ne me renvoi qu’une seule réponse et toujours la même : l’art est le marque page de l’histoire.

dimanche 12 octobre 2008

Ma copie au Louvre

“Qu’est-c'que j’vais faire aujourd’hui ?…“ Quand je me pose cette question, c’est que l’oxygène ne ventile plus mon cerveau, qu'il est en carence de glucose, de magnésium et d'amour. Aussitôt, pour secourir cette urgence, un impératif s’impose : répondre.
Je suis sûr que c’est dans un moment comme celui-ci que je me suis fixé l’objectif de cette copie au Louvre.
Je sais ! Je ne suis pas très différent de celui qui choisit les drogues ou l’alcool pour contourner les troubles vertigineux auxquels la vie nous expose à un moment ou à un autre. Finalement, j’ai de la chance : j'aime l'art, sinon…
L’œuvre ci-dessous est la copie que j’ai réalisée. Je la nome “Les Quatre Damnés d'après Crespi“.

Copie_Crespi.jpg

Pourquoi j’ai copié ? Je ne sais pas, je ne sais plus. En dehors, bien sûr, de cette œuvre réalisée, il ne reste aujourd’hui, et alors que plusieurs mois se sont écoulés, que le sentiment fugace d’une aventure lointaine. Ce n’est qu’à la vision de ces films que je peux me faire une idée des raisons qui m’ont amenées au Musée du Louvre….
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jeudi 21 août 2008

Ne dite pas à ma mère que j'ai fait le trottoir…

J’ai fait le trottoir au Cap d’Agde, mais je n’y suis pas allé à poil….


… j’ai tout amené : Séries Limitées, Reproductions et même deux toiles en cours. Je n’ai presque rien laissé au hasard, sauf, bien évidemment, l’aventure elle-même dont j’ignorais tout.
Pourquoi m’être exposé au Cap d’Agde, spot du naturisme en France ? Comment cette idée m’est venue, ce que j’en attendais et ce que j’en ai tiré ? C’est ce que nous allons voir.
Lorsque l’idée m’est venue, elle m’a semblé immédiatement bonne et le ressort a été, une fois encore, fort. Alors, comme d’habitude, je m’y suis lancé comme on se jette à l’eau, d’un coup, sans trop y penser, mais pas sans réflexion tout de même. Voici le cheminement de cette réflexion et les raisons qui m’ont portée jusque-là…
Ce que j’espérais y trouver c’est un public, mais pas n’importe lequel. Je voulais un public sans tabou, intéressé par la nudité, friand d’images de corps nus, instruit avec goût et sensible à l’élégance, en un mot, un public acquit par avance à mon travail. Le rêve quoi !
Ne sachant rien des pratiques et des modes de vie qui sont coutumiers au Cap, j’ai pris des infos ici et là et l’inquiétude m’a rapidement gagné car le village naturistes du Cap n’a pas bonne réputation. Si les critiques entendues m’ont sérieusement inquiété, elles ne m’ont pas empêché de poursuivre mon projet. Et naturellement, c’est avec méfiance et un peu d’inconfort, que je me suis installé dans ce tunnel.
Dès les premiers jours, j’ai fait l’objet de toutes les curiosités. J’ai été observé, d’abord personnellement, ensuite, c’est mon travail qui a fait l’objet d’attention. Et puis, peu à peu, j’ai été approché, complimenté, encouragé et enfin récompensé. Moi, je me suis laissé séduire.

Faire le trottoir quant on est à mon niveau artistique, c’est difficile, très difficile. Il faut beaucoup d’humilité et de courage pour s’exposer comme je l’ai fait. J’aurais pu y laisser des plumes. Je sais que l’imbécile est prompt en jugements rapides (c’était là l’une de mes inquiétudes) mais dans le contexte du village naturiste du Cap, je n’ai jamais eu à souffrir du moindre mépris.
On ne connaît jamais le dénouement d’une aventure. On peut spéculer sur un succès ou un échec, le plus souvent on est loin du compte. Si le rêve d’un franc succès a été mon ressort principal, j’étais prêt à tout.
Économiquement je suis arrivé à l’équilibre, des perspectives artistiques se sont dessinées et sur le plan relationnel j’ai été accueillit avec sympathie. C’est donc un bon bilan. Je suis heureux d’avoir vécu ces deux semaines au Cap et j’espère y revenir….

lundi 14 juillet 2008

Doña Esperanza

Voici Doña Esperanza. Elle a été achevée en février 2008.
Doña Esperanza
Par sa beauté, Doña Esperanza incarne la femme soleil, la vie et le futur, un graal. C’est la bannière que tous chevaliers porte en son cœur, aux couleurs de sa dame. Une raison de poursuivre d’un pas de plus, et malgré l’épuisement, la quête qui le conduit à l’aboutissement de son rêve : Elle.

vendredi 11 juillet 2008

Y'a qu'une journaliste pour poser pareille question….

Interview de TIVIPROD réalisée lors de la foire de Paris.

lundi 9 juin 2008

Toujours des mots

Blabla Wilson

lundi 21 avril 2008

Ma Foire à Paris

A quelques jours de la foire et plein d'enthousiasme.

Rien à dire, le stand est impéc' ! Mais ce n'est pas toujours suffisant…


La vérité sur la Foire de Paris ! je la dois à ceux qui ont cru en ce projet et qui m’ont soutenus. Je me la dois aussi, sans détour, sans l’habiller d’excuse, crue, honnête et entière. Ma manière de m’exprimer suggère que cette foire n’a pas été la réussite que j’espérais. C’est ça. Elle a été médiocre et en faire le bilan est un exercice difficile. J’en suis sorti sonné et aujourd’hui encore, soit deux semaines plus tard, j’entends les carillons des coups qui m’ont été portés.
Dans un tel état d’esprit, comment ne pas tomber dans le travers du “ce n’est pas ma faute mais celle des autres“ ? Je ne veux pas de cette explication tronquée et lâche, alors, avant de me lancer dans cet exercice, je me suis posé cette question : suis-je en état d’avoir la bonne analyse ? Je ne crois pas, non, et c’est sans doute pour cette raison que je traîne dans cet exercice pourtant nécessaire.
En y songeant bien, le plus sage, c’est d’attendre que ce moment vienne dans la sérénité, et il viendra, j’en suis sûr…. Pour porter le bon regard sur un événement, il faut laisser du temps au temps et c’est ce que je suis décidé à faire.
En attendant que la paix revienne en moi et que les bonnes idées s’installent à nouveaux dans mon esprit, je laisse quelques images sans commentaire pour ne pas oublier que j’ai quelque chose à faire. D’ici là, ce qui m’importe le plus et guide mes pas, c’est de me souvenir que j’ai d’autres projets à construire…. Et ça, en ayant toujours à l’esprit qu’il y aura d’autres expositions, que certaines seront de cuisants échecs, d’autres, au contraire, de petites victoires, et que, dans l’un où l’autre cas, les blâmes vitriolés comme les manifestations d’admiration seront au rendez-vous. C’est en songeant à ces victoires que chaque nuit je m’endors, et c’est en créateur que chaque matin je prends le futur en main….

dimanche 13 janvier 2008

Ma bonne maîtresse

Le clame plat n’est pas recherché, il ennui. Une petite houle est l’idéal. On monte doucement puis l’on redescend tout aussi lentement. On respire profondément et l’on contemple le paysage, ses couleurs variées, ses charmes subtiles, ses aubes et ses crépuscules romantiques, et dans ce rythme lascif, sans heur, on songe dans un demi sommeil que la vie est merveilleuse. Mais il ne faut pas rêver : l’idéal ne se rencontre que très rarement dans ce monde. En tous cas, ces moments privilégiés ne sont pas mon quotidien ! A dire vrai, ils ne l’ont jamais été.

Mon passé est fait de fracas, de tempêtes, de maelstrom si puissantes qu’ils m’ont m’englouti, corps et âme, dans des abysses. J’ai tellement tiré le Diable par la queue que l’odeur fétide de son trou du cul est imprimé dans ma mémoire à jamais. Oui, mon passé sent le souffre de son anus.

Pourquoi ce tumulte ? Pourquoi cette destinée ? J’ai cherché des raisons mais je n’ai rien, aucun élément sérieux pour esquisser une réponse. Et si aujourd’hui je suis en santé, je ne le comprends pas non plus car les forces qui m’ont agressé sont aussi puissantes que celles qui m’ont épargné et c’est un mystère complet.

Ce que je sais avec certitude (et c’est l’objet de ce billet) c’est que malgré ces épreuves je n’ai rien perdu de ma sensibilité et mon émotion est resté intacte : pure, intelligente et curieuse, courageuse. Alors, naturellement, j’ai de l’affection pour la force de cette âme qui vit en moi ; pour ce cœur qui ne m’a jamais lâché ; pour ce corps qui m’a toujours soutenu physiquement et pour cette foi, qui, solide comme un bâton, n’a jamais déserté ma main.

D’où me vient cette force ? De la création. La recherche du beau a toujours été mon bâton. Une voix salutaire. Mon refuge. Dès les premières batailles livrées, c’est dans la création que je me suis barricadé. C’est en elle que j’ai trouvé une puissante force de réconfort. Elle m’a reconstruit quand j’étais démoli. Sauvé, quand le poison glaçait mes membres. Conseillé, quand je n’y comprenais rien à rien. Aimée, quand j’étais seul et désespéré. Eveillé, quand j’étais assommé. Elle m’a tenu la main lorsque j’étais au bord de fatals précipices car elle sait deux choses : d’abord, qu’il ne faut rater aucune occasions de se mesurer à soi-même pour progresser, et ensuite : que, sans elle, je ne serais pas revenu sain et sauf de ces épreuves. Elle m’a été d’une fidélité sans faille même quand il m’est arrivé de la rejeter. Elle ne m’a jamais trahi, jamais abandonnée. Je lui dois tout, jusqu’à la vie.

Aujourd’hui encore sa tendresse oriente mes décisions et je vais, non sans doutes, vers un futur voilé de troublantes incertitudes. Mais c’est ainsi : elle est mon compas et j’accepte ses orientations sans me mutiner. Maintenant, et même si le sentiment de ne pas mériter son attention ne me quitte jamais, je lui suis entièrement dévoué car ce dont je ne doute pas, c’est de sa permanente compagnie. Elle fera de moi ce qu’elle veut. Quel que soit le lieu ou j’échoue, rocher ou plage, peut m’importe. Je sais que partout et en toutes occasions, c’est sa voix que j’entendrais venir à mon secours.

Et toi ! Toi qui critiques mes mots ou mes œuvres ! Lorsque tu viendras discuter de mon travail, adresse-toi à elle. Car moi, finalement, je ne suis qu’un amant servile qui exécute les ordres de sa bonne maîtresse.

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