Ricardo Casal

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MES FOIRES

Exposer : c’est s’exposer. Et s'exposer : c'est  sortir nu par temps d'orage. Alors imaginez, on est fragile. Fou ? Oui, c'est vrai qu’on l'est ! Dans ces moments, il tombe des critiques à seau et elles ruissellent, glacées, corrosives, tenaces et nauséabondes. Dans ces moments-là, je vous l’assure, un mot fait la différence, alors, si un jour vous me croisez là où je m'expose, n’hésitez pas à me tailler un costard, ça me tiendra chaud….

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mardi 20 octobre 2009

Moi, nous, vous, eux… et les autres.

Pourquoi faut-il toujours se foutre à poil ?…


Chatou 2009

Quel a été mon plus grand plaisir pendant ce marché d'art ? Retrouver des visiteurs rencontrés lors d'autres foires, et notamment, à la foire de Paris. Ils m'ont reconnu. Cool ! Avec les mois, l'idée d'avoir mon travail sur leurs murs s'est formalisée. Maintenant, ils l'on matérialisé puisqu'ils ont emporté des reproductions. Comme quoi… !

mardi 4 août 2009

Empreintes latines à la galerie BastilleTV.

BastilleTV '"Ma première rencontre avec ces artistes remonte à mon émission : BLABLA WilSON. J’offrais alors à mon public mon intérêt pour les visions que donnent les artistes du monde contemporain. Qu’ils soient plasticiens, littéraires, auteurs, compositeurs et interprètes, chaque rencontre est une mine d’idée nouvelles. Cette ouverture apporte un contenu nouveau à mes émissions car ces artistes, de part leurs horizons divers, éclairent l’actualité de réflexions créatrices et nouvelles. C’est toujours un plaisir de réunir Ricardo, Juan et Hector avec lesquels, cette fois encore, nous allons laisser sur l’actualité l’empreinte d’une vision pluriculturelle et globale. C’est pour les artistes et le public qui regarde BastilleTV, que j’ai fondé les bases du projet de cette galerie BastilleTV. C’est aujourd’hui fait : BASTILLETV, est une galerie d'art depuis laquelle est diffusée une télévision en streaming sur le net."''
Willson Claude Balda : Bastille TV.

mardi 27 janvier 2009

Nourrir la partie immergée de l’iceberg….

L’expo à l’espace Commines est terminée. C’était une belle expo, visitée et appréciée du public. Un petit succès. Un autre. Quant au livre, il se vend bien. Il est aujourd’hui en cours de référencement à la Fnac. Il est à la librairie de la Hune, celle d’Arcurial, au musée de l'érotisme. Il vogue sur des courants chauds et porteurs et c’est bien.
Et pour moi, qu’en est-il ? Quelles ont été les retombés ? Je ne sais pas. Trop tôt. Pour l’instant, en tout cas, j’ai l’impression de nourrir la partie immergée d’un iceberg. Logiquement, chaque événement fait progresser la partie visible, mais peu à la fois, et comme j’ai les yeux rivés sur cette partie j’ai le sentiment que mes efforts sont sans effet. C’est l’ado qui est en moi !
Je constate toutefois une nette progression sur ce blog et mon site. Les visites sont plus fréquentes et c’est un encouragement. Alors continuons. À force d’efforts répétés, le petit glaçon sur lequel je me gèle le cul deviendra un grand iceberg. Pourquoi pas ? Je pourrais alors me tenir debout sans crainte d'y édifier, enfin, mon iglou. J'aurai alors atteint l'idéal : avoir le cul au chaud !…

Je n'ai pas de photo, mais j'ai réalisé un petit film pour l'occasion. Vous pouvez le visionner sur le site Art du Nu (vidéo) et si vous aimez l'idée, acheter le livre

jeudi 21 août 2008

Ne dite pas à ma mère que j'ai fait le trottoir…

J’ai fait le trottoir au Cap d’Agde, mais je n’y suis pas allé à poil….


… j’ai tout amené : Séries Limitées, Reproductions et même deux toiles en cours. Je n’ai presque rien laissé au hasard, sauf, bien évidemment, l’aventure elle-même dont j’ignorais tout.
Pourquoi m’être exposé au Cap d’Agde, spot du naturisme en France ? Comment cette idée m’est venue, ce que j’en attendais et ce que j’en ai tiré ? C’est ce que nous allons voir.
Lorsque l’idée m’est venue, elle m’a semblé immédiatement bonne et le ressort a été, une fois encore, fort. Alors, comme d’habitude, je m’y suis lancé comme on se jette à l’eau, d’un coup, sans trop y penser, mais pas sans réflexion tout de même. Voici le cheminement de cette réflexion et les raisons qui m’ont portée jusque-là…
Ce que j’espérais y trouver c’est un public, mais pas n’importe lequel. Je voulais un public sans tabou, intéressé par la nudité, friand d’images de corps nus, instruit avec goût et sensible à l’élégance, en un mot, un public acquit par avance à mon travail. Le rêve quoi !
Ne sachant rien des pratiques et des modes de vie qui sont coutumiers au Cap, j’ai pris des infos ici et là et l’inquiétude m’a rapidement gagné car le village naturistes du Cap n’a pas bonne réputation. Si les critiques entendues m’ont sérieusement inquiété, elles ne m’ont pas empêché de poursuivre mon projet. Et naturellement, c’est avec méfiance et un peu d’inconfort, que je me suis installé dans ce tunnel.
Dès les premiers jours, j’ai fait l’objet de toutes les curiosités. J’ai été observé, d’abord personnellement, ensuite, c’est mon travail qui a fait l’objet d’attention. Et puis, peu à peu, j’ai été approché, complimenté, encouragé et enfin récompensé. Moi, je me suis laissé séduire.

Faire le trottoir quant on est à mon niveau artistique, c’est difficile, très difficile. Il faut beaucoup d’humilité et de courage pour s’exposer comme je l’ai fait. J’aurais pu y laisser des plumes. Je sais que l’imbécile est prompt en jugements rapides (c’était là l’une de mes inquiétudes) mais dans le contexte du village naturiste du Cap, je n’ai jamais eu à souffrir du moindre mépris.
On ne connaît jamais le dénouement d’une aventure. On peut spéculer sur un succès ou un échec, le plus souvent on est loin du compte. Si le rêve d’un franc succès a été mon ressort principal, j’étais prêt à tout.
Économiquement je suis arrivé à l’équilibre, des perspectives artistiques se sont dessinées et sur le plan relationnel j’ai été accueillit avec sympathie. C’est donc un bon bilan. Je suis heureux d’avoir vécu ces deux semaines au Cap et j’espère y revenir….

lundi 21 avril 2008

Ma Foire à Paris

A quelques jours de la foire et plein d'enthousiasme.

Rien à dire, le stand est impéc' ! Mais ce n'est pas toujours suffisant…


La vérité sur la Foire de Paris ! je la dois à ceux qui ont cru en ce projet et qui m’ont soutenus. Je me la dois aussi, sans détour, sans l’habiller d’excuse, crue, honnête et entière. Ma manière de m’exprimer suggère que cette foire n’a pas été la réussite que j’espérais. C’est ça. Elle a été médiocre et en faire le bilan est un exercice difficile. J’en suis sorti sonné et aujourd’hui encore, soit deux semaines plus tard, j’entends les carillons des coups qui m’ont été portés.
Dans un tel état d’esprit, comment ne pas tomber dans le travers du “ce n’est pas ma faute mais celle des autres“ ? Je ne veux pas de cette explication tronquée et lâche, alors, avant de me lancer dans cet exercice, je me suis posé cette question : suis-je en état d’avoir la bonne analyse ? Je ne crois pas, non, et c’est sans doute pour cette raison que je traîne dans cet exercice pourtant nécessaire.
En y songeant bien, le plus sage, c’est d’attendre que ce moment vienne dans la sérénité, et il viendra, j’en suis sûr…. Pour porter le bon regard sur un événement, il faut laisser du temps au temps et c’est ce que je suis décidé à faire.
En attendant que la paix revienne en moi et que les bonnes idées s’installent à nouveaux dans mon esprit, je laisse quelques images sans commentaire pour ne pas oublier que j’ai quelque chose à faire. D’ici là, ce qui m’importe le plus et guide mes pas, c’est de me souvenir que j’ai d’autres projets à construire…. Et ça, en ayant toujours à l’esprit qu’il y aura d’autres expositions, que certaines seront de cuisants échecs, d’autres, au contraire, de petites victoires, et que, dans l’un où l’autre cas, les blâmes vitriolés comme les manifestations d’admiration seront au rendez-vous. C’est en songeant à ces victoires que chaque nuit je m’endors, et c’est en créateur que chaque matin je prends le futur en main….